Les fondements de l'Ayurvéda

Cette approche s’appuie notamment sur un travail de recherche universitaire consacré à la rédaction de mon mémoire que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien en bas de page.

Houria Joyez – Diplôme Universitaire « accompagnement en fin de vie et en soins palliatifs – Approche multidisciplinaire ».
Titre du mémoire : « Massage ayurvédique et marmathérapie en soins palliatifs – Approche non médicamenteuse pour soulager le stress et la douleur »
Université de Montpellier – Faculté de médecine – Année universitaire 2024-2025

 

Une science de la vie au service de l’équilibre

L’Ayurvéda signifie littéralement « science de la vie ».

Issue de la tradition indienne, cette approche millénaire considère que la santé naît de l’équilibre entre le corps, l’esprit et l’environnement dans lequel nous évoluons.

Plus qu’un système de soins, l’Ayurvéda propose une lecture globale de l’être humain, attentive aux rythmes, aux interactions et à l’unicité de chaque personne.

Une tradition ancienne, toujours actuelle

Les fondements de l’Ayurvéda sont transmis par des textes de référence tels que le Charaka Samhita, le Sushruta Samhita ou encore l’Ashtanga Hrdaya.

Ces écrits décrivent de manière précise la physiologie, les déséquilibres possibles et les moyens d’accompagner le retour à l’harmonie.

Malgré leur ancienneté, ces enseignements résonnent fortement avec les enjeux contemporains : fatigue chronique, stress, perte de repères, déconnexion du corps et de soi.

Les doshas : comprendre les forces qui nous traversent

Au cœur de l’Ayurvéda se trouvent les doshas : Vata, Pitta et Kapha. Ils représentent les grandes forces vitales qui régissent :

  • les fonctions corporelles,
  • les processus mentaux,
  • les dynamiques émotionnelles.

Chaque personne possède une constitution unique, appelée prakriti, résultant d’une combinaison singulière de ces doshas. La santé est alors perçue comme un équilibre dynamique entre ces énergies.

Lorsque cet équilibre se modifie — sous l’effet du mode de vie, de l’alimentation, des émotions ou de l’environnement — des déséquilibres apparaissent. En Ayurvéda, ces déséquilibres sont à l’origine des troubles et des maladies.

La santé comme état d’harmonie globale

Dans la tradition ayurvédique, la santé ne se limite pas à l’absence de maladie. Elle correspond à un état d’harmonie entre les différentes dimensions de l’être :

  • physique
  • mentale
  • émotionnelle
  • énergétique
  • et spirituelle

Lorsque cet équilibre est fragilisé, l’Ayurvéda propose de restaurer l’harmonie par des moyens naturels, en s’appuyant sur une compréhension fine de la personne, de sa constitution (prakriti) et de ses déséquilibres actuels (vikriti).

Des approches complémentaires, centrées sur la personne

L’Ayurvéda s’appuie sur plusieurs piliers, toujours envisagés de manière complémentaire :

  • L’alimentation, adaptée à la constitution et aux besoins spécifiques de chacun, constitue un fondement essentiel. Elle est souvent associée à l’usage de plantes médicinales.

  • Les pratiques corporelles, comme le yoga, soutiennent la circulation de l’énergie et l’ancrage dans le corps.

  • Les techniques de purification, regroupées sous le terme panchakarma, visent à éliminer les toxines et à rééquilibrer les doshas. Ce processus, progressif et encadré, s’inscrit dans une logique de prévention et de régénération.

  • L’hygiène de vie quotidienne, ou dinacharya, propose des repères simples pour soutenir l’équilibre physique, mental et émotionnel au quotidien.

  • Le massage ayurvédique, enfin, occupe une place centrale. Il est à la fois soin du corps, apaisement de l’esprit et acte de présence.

Le massage ayurvédique : un toucher qui accompagne

Là où l’approche occidentale tend à compartimenter les dimensions de l’être, l’Ayurvéda propose une lecture unifiée, dans laquelle le toucher devient un vecteur de rééquilibrage, de réconfort et de reconnexion à soi.

Le massage ayurvédique ne cherche pas à « traiter » une pathologie. Il accompagne la personne dans un processus de :

  • soulagement,
  • transformation,
  • ou parfois d’acceptation.

Dans ce sens, il s’inscrit pleinement dans une démarche de soin au sens large, respectueuse de la personne et de son chemin.